L'alimentation des tribus d'Amérique du Nord

La nourriture des Indiens était riche en saveurs et en couleurs. Elle a donné au monde les haricots, tomates, mais, pommes de terre, courges, pastèques, melons, piments, poivrons, sans oublier les tabacs, cacaos et sirops d'érable. Bien entendu, une part importante de leur nourriture reposait sur le gibier et le poisson. Quelques tribus comme les Anasazis et les Aztèques avaient domestiqué le dindon (800 ans avant J.-C.). En fait, la dinde que vous achetez chez votre artisan-boucher est la descendante directe de leurs dindons.
Les Indiens des Plaines complétaient leur menu avec des baies sauvages. Mission revenant aux femmes, elles cueillaient figues de barbarie (fruit du cactus), raisins (Vitis riparia), saskatoons (Amélanchier), cerises (Prunus virginiana), merises (Prunus pensylvanica), noix (Jjuglans cinerea), pécans (Carya illinoinensis) et glands (Quercus garryana er Quercus keloggii) pour en citer quelques-uns.
Les noix et fruits étaient importants car ils rentraient dans composition du pemmican. Les Indiens récoltaient aussi des plantes sauvages comestibles comme le jonc, le riz sauvage, le pissenlit, le haricot de terre (Amphicarpaea bracteata), l'oignon sauvage (Brodiaea grandiflora) et l'ail des bois (Allium tricoccum). Ils consommaient les bulbes, racines et tubercules des nénuphars, du quamash (Camassia quamash), du wapatoo (Sagittarius variabilis). Certaines tribus sédentaires ou semi-nomades comme les Mandans, Arikaras, Pawnees, Navajos et Apaches cultivaient des potagers, utilisant parfois l'excédent de leurs récoltes pour faire du troc avec les tribus nomades. Ces Indiens planaient mais, courges et haricots car ces trois inséparables étaient toujours cultivées ensembles. Le mais servait de tuteur au haricot qui, en retour, fertilisait le sol et renforçait sa tige contre les coups de vent. La courge avec ses longues tiges rampantes et ses larges feuilles permettait de contrôler les mauvaises herbes et conservait un peu d'humidité dans le sol*. Voici donc une agréable façon d'effectuer un voyage gastronomique au pays des Indiens sans quitter votre maison. Avec les semences proposées et un petit bout de jardin, vous pouvez bientôt retrouver à votre table les légumes que consommaient les indiens autrefois.

Fruits sauvages cueillis par les Indiens

Cerise de Virginie pour le pemmican © Fotolia.com Cerises de Virginie (Prunus virginiana)
La cerise de Virginie (Prunus virginiana, famille des roses, Rosacée) pousse sur le cerisier à grappes, ou cerisier de Virginie, un arbrisseau ou arbuste répandu dans tout le Sud du Canada et vers le nord jusqu'au Yukon. Les fruits, dont la couleur varie du rouge au noir, poussent en longues grappes.
Avant l'arrivée des européens, la cerise de Virginie occupaient une pace importante dans l'alimentation des autochtones. Elle était récoltée et conservée pour les mois d'hiver. Avec la graisse et la viande de bison, la cerise de Virginie comme d'autres petits fruits des prairies, entrait aussi dans la fabrication du pemmican.


Baies d'amélanchier © Gerry Risser - Assiniboine Tipis Amélanches
Petit fruit bleu et sucré, commun dans les grandes prairies jusqu'au Yukon, l'amélanche (petite-poire) ou saskatoon en anglais tire son nom du langage Cree "saskawatonina". Connus sous les noms de "he-tan-i-mins" chez les Cheyennes et "wipanzut-kan" chez les Lakotas, ces petits fruits étaient très importants pour les indiens des plaines. Pour certaines tribus comme les Blackfoots (ok-kun-okin), l'amélanche était même la source végétale alimentaire la plus importante. Consommés crus, cuits ou séchés, les fruits rentraient dans la composition du fameux pemmican; une nourriture énergétique fabriquée à partir d'un mélange de graisse, de viande et de fruits séchés. Un dessert préféré des indiens Blackfoot était constitué d'une mixture de graisse et de sang de bison dans laquelle était écrasées des amélanches. Les feuilles de la plante étaient aussi utilisées pour le thé.

Photo de Jonas Bergsten, Public Domain, Wikipedia Les airelles
L'airelle rouge est une pante qui pousse dant la forêt boréale nord-américaine. Appelés "wisakimin" par les Crees, "keepmingyuk" par les Inuits et "nissimininanakashi" par les Naskapis, les fruits riches en anti-oxydants et en vitamines étaient consommés crus, cuits ou séchés. Les feuilles étaient utilisées dans la médecine traditionnelle.

Cloudberry, photo Gerry Risser Assiniboine Tipis Les chicoutés
L'arpiqutik des Inuits est un petit fruit typique des régions boréales. la chicouté ou plaquebière ressemble à une petite framboise jaune acidulée. Riche en vitamines C, elle était consommée crue et parfois gelée pour lutter contre le scorbut en hiver. Dans la médecine traditionnelle, une infusion de feuilles traitait les infections rénales et problèmes d'estomac. Cette plante résiste bien aux grands froids, elle aime les tourbières et produit un fruit unique. Les récoltes sont cependant irrégulières, plusieurs années pouvant s'écouler entre les productions de fruits à cause des mauvaises conditions météorologiques.

Photo Wouterhagens, Public Domain, Wikipedia Les pimbinas
Connue sous les noms de "mushuminanakashi" par les Naskapis, "nibimina: par les Chippewas et "Anib" par les Mohawks, les Amérindiens récoltaient ses fruits riches en vitamines C. Ils étaient mangés crus ou séchés pour être incorporés au pemmican. Le jus était utilisé pour teindre vêtements et objets.L'écorce et les feuilles de la plante servaient de sédatif et de calmant contre la douleur. La gelée de pimbina peut être servie avec la pintade et accompagne les viandes d'oiseaux sauvages; canard, oie, perdrix, bécasse, caille, faisan.

Phoro Public Domain, USDA-NRCS PLANTS Database / Herman Le sumac
Connu sous les noms de "maw-kho-la" par les Kiowaset "can-un'kcemna" par les Lakotas, les peuples amérindiens mélangaient fruits et feuilles de la plante avec leur tabac, Par la suite, les colons venues d'Europe faisaient des fruits une limonade rafraîchissante. Dans la médecine amérindienne, le sumac était utilisé pour soigner les problèmes d'estomac. Aujourd'hui, certains apiculteurs s'en servent pour alimenter leurs enfumoirs.

Photo courtesy of USDA NRCS Les prunes sauvages
Plus petits et plus savoureux que ses cousins domestiques, les fruits du prunier sauvage d'Amérique étaient consommés par les tribus des plaines. Les Assiniboines, Cherokees (quanunasdi), Comanches ( yuseke), Cheyennes(mak-u-mins) Crows, Kiowas (pank-ai-da-la), Lakotas (kata), Omahas (kande), Pawnees mangaient ses fruits crus ou séchés généralement avec le noyau. Les Sioux utilisaient les jeunes pousses de l'arbre lors de certaines prières. L'écorce et les racines contiennent une substance amère anti-bactérienne. Ainsi un cataplasme fait d'écorce était appliqué sur les petites blessures pour éviter les petites infections.

Photo by KP Botany, Wikipedia, Public Domain Le raisin sauvage
Habituellement consommé dès sa cueillette, le raisin sauvage était connu sous les noms de "biimaakwad" par les Ojibway, "telvladi" par les Cherokee et "cuwiyapehe" par les Sioux. Plusieurs variétés étaient ramassées par les indiens car cette plante est répandue sur presque tout le continent nord-américain, de la côte atlantique jusqu'au Pacifique, du nord du Mexique jusqu'au sud du Canada.

ACCUEIL
AMULETTES
ARCS ET FLECHES
BRACELETS
BOUCLIERS
CALUMETS et PIPES
CAPTEURS DE REVES
COLLIERS
COUTEAUX
COUVERTURES
ENCENS ET HERBES
KACHINAS
LANCES
MASQUES
MOCASSINS
MUSIQUE
NOURRITURE
PARFLECHES
PARURES DE PLUMES
PEAUX
PECTORAUX
POUPEES
TABACS INDIENS
TAM-TAMS
TIPIS
TOMAHAWKS
TOTEMS
VETEMENTS
DOCUMENTATION

NOS CLIENTS
LIENS
OU SOMMES NOUS?
CONTACTEZ-NOUS
CONDITIONS DE VENTE

Assiniboine Tipis
Le spécialiste du tipi et de l'artisanat amérindien au Canada
Tél: 1 (204) 762-5523
accueil | courriel