Les "mountain men" ou coureurs des bois

Photo Public Domain
Jim Bridger - Mountain Man
Le nom de "mountain men" désigne les trappeurs du début du 19ème siècle. Ces aventuriers rudes venaient de tous les horizons, ils étaient engagés par les compagnies qui faisaient le commerce de la fourrure pour chasser le castor dans les territoires inexplorés à l'ouest du fleuve Missouri. Cette immence région représentait alors la terre promise du trappeur car on y trouvait des castors en abondance. On pouvait, disait-on, y faire fortune, ceci malgré les dangers et les privations. La force et la sécurité étant dans le nombre, ces trappeurs formaient des "brigades" fortes d'une centaine d'hommes voir plus. Une brigade était sous le commandement d'un chef, habituellement l'un des propriétaires de la compagnie. Ils partaient ainsi avec armes et bagages pour de longs mois vers les régions inconnues. A charge pour le chef de la brigade de remplir les blancs des cartes avec les régions qu'il traversait. Ils remontaient les fleuves, traversaient les plaines et les déserts, affrontaient les bêtes sauvages, subissaient la soif et la faim, enduraient le froid et le soleil de plomb. Et puis il y avait les indiens; certaines tribus fuyaient le contact avec les blancs, d'autres comme les Crows et les Shoshones étaient amicales, d'autres encore comme les Arikaras et les Blackfoot étaient franchement hostiles.

Quand enfin les trappeurs atteignaient les Montagnes Rocheuses, ils remontaient les premières vallées et gravissaient les cols pour découvrir les régions intérieures les plus sauvages. La brigade se défaisait alors, chacun choisissant une rivière pour y chasser le castor pour la saison. Ils se retrouvaient tous au printemps avec leurs fourrures pour reprendre ensemble le chemin vers la civilisation. Tout ceci était évidemment la théorie, car les innombrables problèmes rencontrés transformaient rapidement ces expéditions financières en expéditions de survie. Le trajet de retour était tout aussi périlleux et long que le trajet à l'aller, des hommes étaient tués par les indiens et les bêtes sauvages, les fourrures étaient perdues. Au final, plus d'un marchand y aura laissé sa fortune.
Il apparu rapidement qu'il était plus profitable pour les trappeurs et les marchands de se diviser les taches. Les premiers concentraient leurs activités à la chasse du castor. Les seconds s'occupaient uniquement du commerce; achat des fourrures aux trappeurs, transports des provisions et des marchandises indispensables aux Moutain Men.
Il fut donc convenu que les trappeurs prendraient "rendezvous" et se retrouveraient à un endroit prédeterminé une fois l'an pour troquer leurs fourrures contre des marchandises avec des marchands qui feraient le déplacement spécialement pour cela.
Le coureur des bois du 19ème siècle avec ses mules

The Fraser Valley Frontiersmen Black Powder Club's 40th annual Buffalo Shoot - With the permission of Jenna Hauck
Buffalo Shoot - Colombie Britannique Photo Jenna Hauck
Ils apportaient avec eux les marchandises nécessaires aux hommes pour survivre une autre année dans les montagnes; du plomb pour couler les balles, de la poudre, du tabac, des nouveaux pièges pour remplacer ceux qui avaient été perdus, des perles de verre, du tissus et autres pacotilles pour faire du troc avec les Indiens. Les trappeurs n'étaient pas les seuls à se rendre à ces rendezvous, les indiens aussi y venaient chaque annee plus nombreux, ils apportaient des chevaux, des fourrures, mais aussi des vêtements et des mocassins en peau de daim et du pemmican pour faire le troc. A cette occasion, leurs femmes profitaient souvent de leurs avantages naturels pour obtenir marmites, perles, miroirs ou tout autre objet rare en ces montagnes sauvages.
Les marchands comprirent rapidement que, plus que toute autre marchandise, c'est le whiskey qui était le plus en demande tant par les trappeurs que par les indiens. Le début du rendezvous devenait ainsi une beuverie généralisée. Chacun absorbant autant d'alcool qu'il le pouvait. Pour augmenter leurs profits, les marchands diluaient alors leur whiskey. C'était fait avec beaucoup de générosité avec l'eau claire des ruisseaux de montagne, ils y ajoutaient aussi piments et poivres pour donner du mordant à la boisson. Mais peu importait à leurs clients, tant qu'elle avait de l'alcool, elle restait acceptable, il n'y avait pas d'alternative de toute façon.

Rendezvous des trappeurs au canada, photo Assiniboine Tipis
Pembina Valley Rendezvous - Manitoba
Après les premiers jours passés dans la torpeur éthilique avec bagarres et compétitions de toutes sortes; tir, lancer du tomahawk et du poignard, courses de chevaux et tout ce qui permettait aux uns et aux autres de parier, les choses redevenaient plus clames. On prenait des nouvelles, on racontait des histoires, les plus menteurs prenant la vedette. Finalement il fallait remplir les sacs de plomb et les cornes de poudre, faire des provisions. Le prix des marchandises était prohibitif. Les plus-values atteignaient 2000%. Les marchands justifiant leur avidité par l'énorme distance que la marchandise devait parcourir pour rejoindre le rendezvous et les risques pour les hommes et les bêtes.

Avec de tels prix, les trappeurs obtenaient tout juste assez pour continuer une année de plus, mais peu importe l'argent, ce qu'ils aimaient par dessus tout c'était la liberté, les grands espaces et l'aventure.
Cette période symbolique de l'histoire nord-américaine fut relativement courte, une cinquantaine d'années tout au plus. Les rendezvous eux-mêmes n'ont pas duré longtemps. Le premier eut lieu en 1825 à Fort Henry au bord de la Green River, le dernier 15 ans plus tard seulement, en 1839 à Daniel, dans le Wyoming.
Cette courte période historique a cependant laissé une impression profonde dans la culture nord-américaine.
Les mountain men, photo Assiniboine Tipis
De sorte que des rendezvous sont organisés chaque année un peu partout par les nostalgiques de cette époque. Certains sont ouverts à tous sans distinction. D'autres exigent que participants et visiteurs soient en tenue d'époque, les objets modernes devant être cachés hors de la vue des gens ou camouflés (cellulaires, appareils photos, glacières, etc.)

Quelques bonnes destinations

Heffley Creek Rendevous, Photo Gordon Ellis
Heffley Creek Rendevous
Colombie Britannique
Festival du Voyageur de Winnipeg
Festival du Voyageur
Manitoba
Festival du trappeur
Trappers Festival
Manitoba
Las Vegas Aera Council's
Mountain Man Rendezvous Nevada
1838 Rendezvous Association
Wyoming
Green River Rendezvous
Wyoming
Fort Bridger Rendezvous
Wyoming
Longhorn Council
Mountain Men Rendezvous

Texas
Smoking Waters
Mountain Man Rendezvous

Montana

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